Morceaux choisisPour aller plus loin* * * |
LES FRENCH CANADIANSOn est en 1942, dans la campagne québécoise. Même si les Canadiens français ont voté contre la Conscription, on leur a imposée. Contrairement à la plupart des conscrits, qui se sont cachés dans les bois pour ne pas aller à la guerre, Corriveau s'est engagé de plein gré. Sa témérité lui a coûté la vie. Quelques soldats anglais sont chargés de le ramener dans son village. Pendant la «veillée du corps», ils observent, médusés, le comportement des Canadiens français.
Corriveau, ce French Canadian qu'ils avaient transporté sur les épaules dans une neige qui donnait envie de s'y étendre et de geler, tant la fatigue était profonde, Corriveau, ce French Canadian qui dormait sous leur drapeau, dans un uniforme semblable à celui dont ils étaient si orgueilleux, ce Corriveau était aussi un porc. Les French Canadians étaient des porcs. Où s'arrêteraient-ils? Le Sergent jugea que le temps était venu de prendre en main la situation. Les French Canadians étaient des porcs indociles, indisciplinés et fous. Le Sergent dessina dans sa tête un plan d'occupation. (Roch CARRIER, La Guerre, yes Sir !, Montréal, Les Éditions du jour, 1971, pages 90-91) (1re édition : 1968) Questions Ce récit mélange les genres. Lesquels? Quels sont les préjugés que les soldats anglais entretiennent à l'égard des Canadiens français? Qu'est-ce qu'on peut dire du style de Rock Carrier? |