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Cuba coule en flammes au milieu du lac Léman... Nous sommes
debout Debout et nus et droits ...voyager dans l'étrangeté d'un
paysage, d'une rue, d'un continent La barre
étale de la mer, blanche, à perte de vue Ô mes yeux ce
matin grands comme des rivières Tu es beau mon pays tu es vrai avec ta
chevelure de fougère et ce grand bras d'eau qui enlace la solitude des îles
Je suis né de ce paysage J'ai pris souffle dans le limon du fleuve
Sainte bénite, vous aurez donc jamais rien vu, de votre vivant! J'avais six ans lorsque ma mère m'envoya passer une partie de l'été chez ma
grand-mère dans son village au Manitoba. Je t'écris pour te dire que je
t'aime La peur d'aimer, au milieu de l'air nu, est un grand mensonge un peu triste
Je passais alors des étés complets dans des femmes-châteaux. Enfermons-nous mélancoliques Dans le frisson tiède des chambres
Les robes,
les jupes, les bas, les chandails, les pantalons, les canneçons, les
brassières, tout y passe. Tu prends n'importe quelle cochonnerie et t'en fais de la littérature.
Tout
m'avale. Quand j'ai les yeux fermés, c'est par mon ventre que j'étouffe.
À six mois je versais des larmes, oublié dans un panier à provisions de
supermarché. Besoin de tendresse crotte de chat! Pivoine est mort Pivoine est
mort A table tout le monde Dans le bar, aux vitraux orange et pimbina
Ils
sont ces tâcherons fourbus, ces prolétaires Qui, le soir, mêlent leurs
ennuis au bris des verres Monde mou mille morts aurore mauvaise dont je
sais à la traverser qu'elle n'est pas définitive C'est pas croyable!
Guillaume qui tue des hommes !
(La provenance de ces citations)
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