Le courant patriotique

 


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INTRODUCTION

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Papineau haranguant la foule de C. W. Jefferys (© Archives nationales du Canada)

Le patriotisme teinte de façon marquée toute la littérature du XlXe siècle et, dans une moindre mesure, celle du début du XXe siècle.

Après la Conquête, les Canadiens français sont menacés de disparition. Ils doivent démontrer qu'ils méritent de survivre. Pour ce faire, ils vont exalter les vertus héroïques des ancêtres (soldats, religieux et coureurs des bois), les liens privilégiés qui les unissent à la «grande» tradition culturelle française.

Plusieurs écrits de facture patriotique paraissent dans les journaux au début du XIXe siècle. Après la Rébellion des patriotes (1837) fleurira la «véritable» littérature patriotique. En effet, au début des années 1860, dans le sillage de François-Xavier Garneau et d'Octave Crémazie, un mouvement (l'École patriotique de Québec) se consacrera à célébrer patrie et religion, l'une n'allant pas sans l'autre. Après la fondation de l'École littéraire de Montréal (1895), le thème perd de la vigueur même s’il demeure très vivant, entre autres dans l’entourage de Lionel Groux et de L’Action française.

Il ne serait pas exagéré de dire que le thème s'est grandement transformé depuis (dans les années 1950, on parlait des «poètes du pays»; aujourd'hui, on emploie l'expression «littérature identitaire») sans jamais disparaître du paysage littéraire québécois.



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